Il est situé à une altitude de 694 m sur le Plateau des Hautes Fagnes.
Il fait partie de la commune de Waimes.
Son climat plus rude qu’ailleurs en Belgique lui a permis d’abriter jusque 1999 une station météo.
Du temps des romains, il appartenait à la Cité d’Agrippine.
Au 9è siècle, il était au cœur de l’Empire carolingien.
Il fut tour à tour Luxembourgeois, Prussien, Allemand, avant de devenir Belge en 1919.
Un escalier donne accès à une plate-forme sur laquelle se trouve une tablette en pierre de taille sur un socle quadrangulaire. La face supérieure de cette tablette indique l’altitude.
Bartholomeus Hauptmann était un échevin de Trèves converti au calvinisme (ou Hooftman).
Il est le beau-père de Pierre Panhaus, qui lui aussi a fait édifier une colonne.
Elle a certainement servi probablement de point de repère aux réformés en fuite.
Il portait sa faux sur l’épaule avant d’être frappé par la foudre. Il était âgé de 40 ans. Veuf de Maria Sonnette et fils de Léonard Christian et de Marie-Catherine Thunus.
Peu avant 1940, la croix a été retrouvée par Paul Demez. Elle gisait dans le fossé sous une mousse envahissante.
Cet habitant originaire de Sourbrodt, donc prussien, est décédé au Warôneux alors que cet endroit était situé à l’époque dans le territoire des Pays-Bas.
C’est vraisemblablement pour des raisons administratives que ses proches firent ramener son corps à la Pierre à Trois Coins (Botrange) situé en territoire prusse.
Fagne d’orientation nord-sud située entre le Bois de Cléfaye et ceux d’Eckel, du Bovel, du Grand Hardt, de Leger, de Kalteborn et de La Béole se présentant sous la forme d’un polygone irrégulier, serti dans un écrin de résineux. Elle se caractérise par une tourbe très épaisse dépassant constamment 50 cm. Certaines plantations surmontent une tourbe de plus d’un mètre d’épaisseur rendant le rendement assez médiocre, notamment au bord nord-oriental.
Elle est située entre 580 et 610 m d’altitude.
A son point le plus élevé, l’épaisseur de la tourbière atteint 4,40 m !
Les associations végétales y sont particulières et très intéressantes (linaigrette vaginée, sphaigne, camarine, bruyères quaternées, andromèdes, canneberges, laîches à bec, scirpes cespiteux, dryoptéris des chartreux...)
L’écosystème fagnard est en effet unique en son genre, sa diversité étonnante. Elle mérite en effet un vaste programme de conservation et de protection. Une énorme quantité d’informations à caractère didactique ou scientifique peuvent en effet en être retirées.