Cette randonnée serpente en suivant l’Ourthe, par monts et par vaux, en passant par les villages d’Ollomont et de Maboge.
Longue de plus de 20 km, elle est plutôt adaptée aux sportifs. Les dénivelés sont parfois importants. Le plus clapant étant la remontée de l’Ourthe après Maboge qui n’est pas piquée des vers.
Le terrain se fait ensuite plus clément avant de redescendre tranquillement à La Roche pour y profiter d’un repos bien mérité.
Ce tracé qui n’est pas une boucle est facilement réalisable sans nécessiter deux voitures car un bus mène à Nisramont depuis La Roche, en faisant de jolies boucles par les villages environnants.
Le barrage du même nom, datant de 1958, est situé à 2 km en contrebas dans la vallée.
Sa chapelle Saint-Hubert date de 1894. Mais sa fondation remonterait à 1756.
On peut aussi y admirer le Hêtre de la Croix Saint-Martin, avec son tronc au diamètre impressionnant.

Le site est classé au patrimoine exceptionnel de la Région wallonne depuis le 15 octobre 1937.

Une reconstitution du site a été réalisée en 1980 par la Société Nationale des Fouilles.
Elle donne une idée de l’ingéniosité de cette peuplade et démontre à suffisance l’effet dissuasif de la forteresse vis à vis d’un éventuel envahisseur.
Les fouilles actuelles entreprises par l’Université Libre de Bruxelles depuis 1960 étudient la structure du mur de barrage dressé sur l’étranglement de la boucle, la partie la plus sensible de la fortification, opposant une muraille de quelque 6 mètres de haut à toute attaque venant du haut plateau.
Selon la tradition populaire locale, ce site remarquable et difficilement accessible était le repaire de tous les elfes. Des traces incontestables d’occupation révèle la présence en ce lieu d’une peuplade peu connue.
S’y adjoignent des barbecues, une plaine de jeux, une cafétéria.
On peut aussi y pratiquer le kayak.
Au 17è siècle, plusieurs tanneries étaient en activité le long de l’Ourthe, entre Houffalize et La Roche. La région était entourée d’une immense forêt de chênes qui permettaient l’expansion de ce métier.
On y récoltait l’écorce de chêne et on la pilait pour en faire du "tan".
L’eau de l’Ourthe était de surcroît de très bonne qualité.

Elle était au départ munie d’un clocheton, ajouté par prudence en cas d’alerte, qui a aujourd’hui disparu.
Tous les châssis étaient en chêne issus des forêts locales.
Abritant également les services de police, il y avait également deux pièces de dégrisement.

De nombreux vitraux datant des années 1980 apportent à l’intérieur un beau bouquet de couleurs chaudes. Plusieurs statues, tableaux, retables méritent qu’on s’y attarde, notamment à droite et à gauche du chœur, des statues en bois de tilleul représentant la Vierge et Saint-Nicolas, parton de la paroisse.
Source : eglisesouvertes.be