Voilà une balade qui devrait plaire aux amateurs de fagnes puisque celle-ci traverse plusieurs zones tourbeuses de toute beauté, comme le Nahtsief ou l’Allgemeines Venn.
" Presque 3 kilomètres de tourbières fagnardes ! "
Avec de surcroît une petite incursion en Allemagne, juste derrière la frontière et qui révèle encore l’une ou l’autre curiosité sympa : d’abord la Tour de Palsen avec un très beau panorama puis le Lit de Charlemagne, l’objet de cette balade.
Au retour, on découvrira encore l’Entenpfuhl, l’Etang aux Canards avant de traverser la Brackvenn entre le Nahtsief et Puzen, landes marécageuses à la source du Getzbach, un ruisseau qui s’en va vers le Lac d’Eupen.

Un texte de 1205 cite le "Lectus Caroli Magni", relatif aux limites du territoire du prieuré de Reichenstein.

En allemand, il s’appelle Steling Hütte.

Son altitude passe de 605 à 560 m.
La superficie fagnarde est de 47 ha.
La pessière fait 214 ha.
On l’appelle aussi Fagne du Getzbach.
Un incendie l’a ravagée en 1911 et en 1947.
Avant la seconde guerre mondiale, les 3/4 occidentaux étaient la propriété de Simmerath. Un vaste rectangle couvrant le site de Trötert jusqu’à l’ouest du Farnischer Hart était par contre le bien d’Imgenbroich.
Le Konnnerzvenn et l’étendue qui se prolonge vers le sud-ouest étaient la propriété d’Eicherscheid.
En 1946, les biens allemands ont été placés sous séquestre. Ils sont passés à l’Etat en 1958.
Ils ont été inclus dans la Réserve naturelle en 1964.
Source : Guide du Plateau des Hautes Fagnes, R. Collard et V. Bronowski, Edition Les Amis de la Fagne

Ce toponyme fait référence à un lieu-dit mais également à un affluent de la Getz, qui marquait autrefois la frontière entre les duchés de Juliers et de Limbourg.
On peut le trouver également sous la forme Nazsief.


Ce ruisseau alimente avec la Vesdre, le barrage d’Eupen.
Son eau est très pauvre en minéraux (à cause du passage dans les zones tourbeuses acides)
Peu de vie aquatique l’anime : poissons et plantes à fleurs absents, peu d’algues et de mousses. Quelques invertébrés peuvent y subsister.
Sous l’ancien régime, ce ruisseau marquait la frontière entre les duchés de Limbourg et de Juliers.