Depuis le centre de Visé, cette balade chemine dans de jolis villages et hameaux du Pays de Herve, de part et d’autre de la Berwinne : Dalhem, Mortroux, Mauhin.
Elle arrive à l’Abbaye du Val-Dieu, un haut lieu à visiter en plein cœur du Pays de Herve puis poursuit à travers champs vers la destination finale : Aubel.
La région, après avoir été mise sous la tutelle romaine, a pris un essor commercial grâce à un statut privilégié conféré par Charlemagne. Elle fut fortifiée en 1330 mais fut saccagée par Charles le Téméraire en 1467, détruisant également la tour fortifiée de la collégiale.
D’Artagnan y est mort en 1673.
Visé est aussi la ville des arbalétriers (depuis 1310) et des arquebusiers (depuis 1579). Elle compte pas moins de trois guildes.
L’église est devenue la collégiale Saint-Martin en 1338, suite de l’arrivée des chanoines de Celles. On peut y admirer la fameuse châsse de Saint-Hadelin, joyau d’art mosan, contenant les restes du saint. Depuis 1788, on commémore tous les 25 ans le transfert de cette châsse à Visé qui eut lieu en 1338. La dernière manifestation a eu lieu en 2013.
A voir également, l’Hotel de Ville au clocher bulbeux construit en 1613, le perron et le musée régional d’archéologie et d’histoire.

Elle acquit le titre de collégiale à la suite de l’arrivée de chanoines de Celles.
Elle fut fortifiée grâce à un mur d’enceinte et une épaisse tour carrée.
Elle fut mise à sac par Charles le Téméraire, duc de Bourgogne en 1467.
Elle fut incendiée le 10 août 1914 lors de la première guerre mondiale mais le chœur gothique de 1524 et les vitraux de l’abside furent sauvés.
Elle fut reconstruite selon les plans des architectes Edmond Jamar et Léon Habran en 1924. La chapelle contenant les reliques de Saint-Hadelin fut adk-jointe à ce moment.
Le chœur fut classé en 1935.
Sur la plaque, pn peut y lire :
"À LA MÉMOIRE DE
GERVAIS TOUSSAINT
MORT POUR LA PATRIE À SAINT-PIERRE
LEDEGHEM LE 9 OCTOBRE 1918 ÂGÉ DE 26 ANS
FAMILLE DEMOLLEIN-LECHANTEUR
1921"
Il est encore relevé par sa petite église, ses façades du 17è et 18è, et son monument aux morts, proprement aménagé.
Ses habitants se nomment les Mortrousiens.
Chaque année s’y déroule une fête le premier week-end de septembre, organisée par les groupirs depuis 30 ans.
Ce lieu-dit était, avant le 13è siècle, appelé le Val du diable.
Le lieu inculte et inhabité était en effet assez inhospitalier.
C’est aux alentours de l’an 1200 que des moines cisterciens, établis non loin de Maastricht, vivant d’une manière assez miséreuse, décidèrent d’y fonder une abbaye.
Ils y développèrent de nombreuses activités : une église, un couvent, une ferme, un moulin, une auberge.
Devenu lieu de spiritualité, le nom changea ainsi de diable en Dieu.
Aujourd’hui, on peut encore la visiter (sur réservation pour les groupes), y déguster des produits du terroir ou se ravitailler à la brasserie. Le moulin de l’abbaye peut aussi être visité. Sa roue à auges est remarquable.
Une bière est brassée dans l’enceinte même de l’abbaye.
C’est l’un des édifices religieux les plus remarquables de la région.

La boutique permet d’acheter des produits artisanaux : des fromages, des sirops, des bières.
La bibliothèque très riche contient des estampes abbatiales.
Elle comporte des portraits des abbés et des stucs remarquables.
On y découvre aussi un moulin à roue à auges et de rouages de bois abrités derrière les murs de moellons. Il s’agit d’un musée.

Il était aussi imploré par les fermiers afin qu’il protège leur bétail et leur famille.
La croix en fer qui la surmonte a été restaurée en 2001 par l’association Qualité-Village de Sart-Jean-Sart.
A l’intérieur, on peut y voir une ancienne toile ainsi que des statues en bois.

Cette église paroissiale de style gothique date de 1910, bâtie sur les plans de l’architecte Emile Deshayes originaire de Charneux-Herve.
Haut de 64 m, son clocher est visible de tous les recoins du Pays de Herve.
Les vitraux sont l’œuvre du maître-verrier Ganton-Defoin.
Le patron la paroisse est Saint-Hubert, représenté par une statue figurant dans la nef centrale et sculptée par Francis Jacobs de Hermée.
Les orgues quant à elles sont l’œuvre de Nagel-Nijs, de Kozen et datent de 1991.
L’ancien cimetière qui l’entoure, au milieu d’un parc, comporte certaines pierres funéraires qui remontent parfois au 16è siècle.
Maison datant de 1700