Cette balade se déroule depuis un étrange hameau complètement isolé dans l’immense forêt de Saint-Michel, au nord de Saint-Hubert : Mochamps.
Depuis le Roi Baudouin Ier, cet ancien territoire de chasse exclusif à la royauté a été dédié à des aspects plus écologiques, scientifiques et didactiques, ce dont nous allons profiter au cours de cette balade.
De plus, les zones humides ont été réhabilitées dans le cadre du projet LIFE qui consiste à débarrasser les tourbières et autres landes des anciennes monocultures d’épicéas, pour leur permettre de retrouver leur aspect initial et notamment d’y reconstituer une flore et une faune typiques de ces terrains.
Nous allons donc partir à la découverte de postes d’observation très intéressants : la tour de Prièsse et le poste de la Bilaude, où sont consignées les observations des amateurs d’animaux sauvages.
Attention, les chemins forestiers qui jalonnent les forêts au nord de Saint-Hubert sont généralement asphaltés. On aime ou on n’aime pas, c’est selon ! Mais bon, autant vous prévenir avant de commencer cette balade pour faire votre choix en connaissance de cause.
Par contre, le relief est assez clément et ne devrait pas provoquer d’essoufflement particulier.
Quoiqu’il en soit, ce sont de très beaux paysages qui vous attendent et quelques bonnes surprises le long de cet itinéraire.

La restauration d’habitats dans le cadre d’un projet Natura 2000 a permis le retour d’espèces telles que des batraciens, des libellules, des papillons et des oiseaux qui sont caractéristiques des zones humides comme dans les tourbières de Mochamps. Ces dernières ont été restaurées dans le cadre du projet LIFE et ont été placées sous le statut de réserve naturelle domaniale ou de zone humide d’intérêt biologique.
Elles sont gérées par le département Nature et Forêts.
54 ha de forêts alluviales (qui contiennent des dépôts ; cailloux, sable, boue, provenant d’un transport par les eaux courantes) ont été restaurées, ainsi que 600 ha de fagnes au total, notamment en éliminant les épicéas, en bouchant des drains, en créant des digues, en plantant des semis de plantes typiques des milieux humides telles que des sphaignes et des linaigrettes, ainsi que des essences feuillues indigènes comme des bouleaux, des saules et des sorbiers.
Un réseau de pâturage de vaches et de moutons a été mis en place pour maintenir les milieux ouverts de manière durable.

On parle généralement de deux soldats russes mais il s’agirait vraisemblablement d’un soldat russe et d’un soldat italien abattus par des gardiens allemands en 1917 et 1918, alors qu’il tentaient de s’évader.