Sur le versant oriental de la Lhomme, ce sont les prémices des forêts ardennaises les plus profondes, comme la Forêt de Freyr qui entoure la ville de Saint-Hubert.
Mais les prémices seulement car au cours de cette rando, les pâtures sont encore majoritaires, sauf au début où le Bois d’On couvre la colline un brin escarpée qui nous fait quitter la vallée de la Lhomme.
Après 2 km, les paysages commencent à s’ouvrir et grâce à cela, de surcroît perché sur le croupet du Ruisseau de Bonnefosse, un affluent de la Lhomme qui se jette dedans à Forrières, on aperçoit au loin l’immense étendue forestière qui sépare Saint-Hubert de La Roche.
Mais nous n’irons pas plus loin que le village d’Ambly. Car il nous faut retourner vers une gare et il n’y a pas de voie ferrée du côté de La Roche.
Le retour se fera donc par Hargimont où nous pourrons admirer le magnifique Château Jemeppe, le long de la Hedrée.
Il reste alors 2 bons kilomètres pour atteindre la gare de Marloie.
" Une légende explique aussi son nom ! "
La légende raconte que la fille du seigneur de Rochefort émit le souhait de baptiser tous les endroits rencontrés lors de son voyage à travers leurs terres. Arrivés au confluent de la Lomme et de la Wamme, les deux augustes voyageurs remarquèrent les deux rivières «jumelles», qui coulaient joyeuses et se jetaient dans les bras l’une de l’autre. La fillette descendit du carrosse et, soudain, entendit monter des flots une voix harmonieuse qui disait: «Je me mêle». Saisie d’admiration, elle courut à son père et lui dit: «Nous l’appellerons : je me mêle». Plus tard, on l’écrivit Jememelle. Et, enfin, le greffier, jugeant sans doute ce mot trop long à écrire, l’abrégea. Depuis lors, on écrit Jemelle.
Jemelle était dans les temps les plus reculés une importante station néolithique localisée dans des grottes creusées par la Wamme.
Bien plus tard, du temps des romains, ce site a été marqué par la proximité de deux importantes voies romaines (Reims/Cologne et Trèves-Bavai). Ce fait expliquerait, outre la richesse du sol et sa position stratégique, l’implantation de la villa gallo-romaine de Malagne, vue par certains comme résidence impériale au moment où Trèves est la capitale de l’Empire.
Jemelle a connu une forte expansion, certes de par l’exploitation des carrières de pierre et de leurs dérivés, mais surtout de par l’implantation d’une gare et d’ateliers sur la ligne Namur-Arlon dans la seconde moitié du 19è siècle.
Lorsque Jemelle dépendait de la cure de On, soit avant 1859, il existait seulement une petite chapelle recouverte d’un toit de chaume. C’est en 1859 que Jemelle est érigé en paroisse et on commence alors la construction de l’église Sainte-Marguerite. Les travaux débutèrent en l’an 1865. Le temps et les guerres n’ont pas épargné cet édifice. A la suite du second conflit mondial, elle sera inaccessible au public pendant dix ans (de 1944-1954), ensuite agrandie en raison de l’augmentation de la population puis restaurée en 1984-85. Sainte Marguerite, la patronne de cette paroisse, est surtout invoquée par les futures mamans.
Source : rochefort.be
De nombreuses fermes millésimées, dont certaines à colombages, lui donnent un caractère authentique. La plupart ont été construite au 19è et au 20è siècles.
Le Mousty (chapelle) de Javingue date du 7è siècle. C’est l’élément le plus ancien du village.
Durant son histoire, le village fut le théâtre de combats entre le Duc de Luxembourg et le Prince-Evêque de Liège.
Il restera namurois (Comté de Rochefort) jusqu’en 1976, lorsqu’elle fut fusionnée avec Nassogne.
Le cimetière abrite la tombe de 8 combattants de la Royal Air Force, dont le bombardier a été abattu par un chasseur allemand en 1945.
Les produits du terroir ne manquent pas à Ambly : La Saint-Monon (bière artisanale) et les produits dérivés du canard (foie gras, magret, rillettes…) de la Ferme de la Prée.

L’imposant château traditionnel de Jemeppe date du 17è mais le donjon quant à lui date du 13è.


Le cimetière désaffecté contient des croix funéraires du 17è siècle.
La porte date de la fin du 16è siècle. Le chœur à trois pans quant à lui du 17è.
Une restauration a eu lieu entre 1969 et 1971.

Le château est organisé autour de la cour intérieur. Il est entouré de douves qui sont alimentées par la Hedrée.
Le donjon repose sur un plan de 15 m sur 11 m et s’élève sur 5 niveaux, atteignant sous la toiture une hauteur de 23 m.
Les deux premiers étages étaient habités. Dans les deux étages plus hauts étaient stockés des vivres et des munitions. A partir du 17è siècle, il n’a plus servi que de débarras.